Surf en mai : les destinations en un coup d'œil
Sud-Ouest (France) : pleine fenêtre d'avril à juin, houles régulières et plages vides, intégrale 3/2 mm, de la première mousse à l'expert.
Vendée : saison de mai à octobre, eau de 13 à 20 °C, air de 15 à 26 °C, beach breaks des Sables d'Olonne à Saint-Gilles, tous niveaux.
Crozon (Bretagne) : saison d'avril à octobre, eau de 12 à 18 °C, 4/3 ou 3/2 mm en mai, beach breaks et pointes, tous niveaux accompagnés.
Nord Cotentin (Normandie) : saison d'avril à novembre, eau de 15 à 20 °C, beach breaks très sensibles aux marées, tous niveaux, toujours un spot de repli.
Baleal et Peniche (Portugal) : la baie de Baleal offre toujours une vague adaptée à son niveau, Supertubos pour les experts, du débutant au professionnel.
Kerrykeel (Irlande) : saison de mai à octobre, eau de 15 à 18 °C, 3/2 ou 4/3 mm, beach et point breaks du Donegal, tous niveaux.
Cape Town (Afrique du Sud) : hiver austral d'avril à septembre, sa meilleure période, eau de 16 à 20 °C (3/2 mm), air autour de 26 °C, du débutant à l'expert.
Pérou (Mancora) : mai ouvre sa meilleure séquence, eau de 20 à 25 °C, gauches sur fonds sableux, du débutant à l'expert.
Salvador : la saison humide, de mai à octobre, apporte les plus grosses déferlantes, eau de 28 à 30 °C, boardshort et lycra, tous niveaux.
Nicaragua : le vent faiblit, l'eau remonte et les premiers bons swells de sud arrivent, plus de dix spots du beach break à l'outer reef.
Costa Rica : fin de saison sèche, eau à 25 °C et plus, une vingtaine de spots sur la péninsule de Nicoya, tous niveaux.
Nusa Lembongan (Bali) : saison sèche d'avril à septembre, houles moyennes à grosses creusées par l'offshore, eau de 27 à 30 °C, reefs tous niveaux.
Siargao (Philippines) : mai clôt son pic de printemps, eau à 29 ou 30 °C en boardshort, de Jacking Horse à Cloud 9.
Les meilleures destinations surf de mai, une par une
Sud-Ouest : la saison préférée des locaux
Dans le Sud-Ouest, la meilleure période court d'avril à octobre, et la fenêtre d'avril à juin est celle que beaucoup de locaux préfèrent : eau encore fraîche, houles régulières, plages vides. Une intégrale 3/2 mm suffit. C'est aussi la région qui concentre la plus forte densité d'écoles et de moniteurs diplômés d'État de France, donc celle où un stage de quelques jours se cale le plus facilement.
Les bancs de sable de Lacanau sont le terrain le plus lisible pour progresser, à condition de caler sa session sur la marée : sur un beach break de sable, le banc qui fonctionne à marée basse peut être inexploitable deux heures plus tard, et c'est le premier réflexe local, avant même de regarder la taille annoncée. Plus au sud, Hossegor et la Gravière restent l'affaire des confirmés, tandis que la Côte Basque, Guéthary et ses baies servent de plan B quand la houle devient trop grosse au nord. Deux formules courtes ce mois-ci, le stage à Lacanau avec cours et hébergement et les cinq heures de cours avec matériel, conçues pour un week-end prolongé.
Bretagne, Normandie, Vendée : la France entre en saison
Sur la presqu'île de Crozon, mai est le mois où la 4/3 laisse la place à la 3/2. L'eau tourne entre 12 et 18 °C sur la saison, l'air entre 14 et 24 °C. La Palue et Pen Hat sont excellents mais déconseillés aux débutants non accompagnés à cause des courants, alors que Goulien et Kerloch restent accessibles. Quand le vent passe offshore, par vent d'est, les vagues deviennent lisses et creuses, en droites comme en gauches.
Dans le Nord Cotentin, la saison va d'avril à novembre, avec une eau entre 15 et 20 °C. Sciotot, entre le cap de Flamanville et le Rozel, reçoit le plus de houle de Normandie, et Siouville-Hague, Biville, Vauville, Surtainville et Carteret complètent la zone dans un rayon de vingt kilomètres. Tous ces spots sont très sensibles aux marées. En Vendée, la saison s'ouvre précisément en mai et court jusqu'en octobre : la plage de Tanchet aux Sables d'Olonne accueille tous les niveaux, la Grande Plage convient plutôt aux intermédiaires à confirmés puisqu'elle fonctionne à marée basse, et Saint-Gilles-Croix-de-Vie comme Brétignolles offrent des beach breaks accessibles à tous. Comptez une eau entre 13 et 20 °C.
Portugal et Irlande : les deux autres options européennes
À Peniche, à 90 km au nord de l'aéroport de Lisbonne, la grande baie de Baleal et Ferrel garantit toujours une vague adaptée à son niveau, dans l'une des régions les plus diversifiées d'Europe pour le surf. L'eau tourne autour de 17 à 22 °C l'été et l'air entre 20 et 29 °C. Supertubos et Nazaré sont là pour les meilleurs, mais l'intérêt de Peniche en mai est ailleurs : c'est une destination où un débutant apprend en sécurité sans que les confirmés s'ennuient. Lisbonne et Porto complètent la côte.
Plus au nord, l'Irlande ouvre sa saison en mai, jusqu'en octobre. À Kerrykeel, dans le comté de Donegal, entre les montagnes et Mulroy Bay, Ballyhernian Beach et Ballymastocker Strand accueillent tous les niveaux. L'eau est entre 15 et 18 °C, l'air entre 15 et 16 °C : prévoyez une 3/2 voire une 4/3 mm, un coupe-vent imperméable pour les soirées et de la crème solaire, parce que oui, le soleil brille aussi en Irlande. Les nombreuses baies et leurs orientations différentes permettent toujours de trouver un spot abrité quand ça souffle. C'est la destination la plus sauvage de la sélection, encore à l'écart du tourisme de masse.
Afrique du Sud : l'hiver austral installé
À Cape Town, la meilleure période court d'avril à septembre : l'hiver austral apporte des régimes de dépressions qui génèrent des vagues en continu, avec parfois des tempêtes qui produisent des houles phénoménales. Dans un périmètre de cinquante kilomètres, vous passez de vagues faciles à de la grosse houle : Muizenberg, côté océan Indien, a l'eau la plus chaude et des vagues accessibles à tous, tandis que les spots orientés Atlantique, sous la Table Mountain, sont plus froids et plus consistants. Cemetery, Witsands et Big Bay Scarborough complètent la région. Comptez une 3/2 mm pour une eau entre 16 et 20 °C, avec un air autour de 26 °C. Le séjour surf et safari à Muizenberg combine trois jours de cours et une nuit en lodge dans une réserve animalière, et Jeffreys Bay attend les surfeurs plus avancés.
Pérou, Salvador, Nicaragua : l'Amérique bascule
Mai est un bon mois pour les trois, et pour trois raisons différentes. À Mancora, dans le nord du Pérou, mai ouvre la meilleure séquence de l'année avec juin et juillet : des gauches à 99 % sur fonds sableux, un grand choix de spots entre cinq et soixante-dix minutes de la ville, Cabo Blanco et Panic Point pour les experts, une eau entre 20 et 25 °C. Au Salvador, la saison humide s'ouvre en mai et court jusqu'en octobre : c'est elle qui apporte les plus grosses déferlantes, là où la saison sèche ne donnait que de bonnes petites vagues. El Tunco, Punta Mango, Sunzal et Punta Roca prennent alors une tout autre dimension, dans une eau entre 28 et 30 °C, avec le séjour en guest house avec planche. Au Nicaragua, avril et mai marquent le tournant : le vent est moins fort, l'eau remonte, short et lycra suffisent, et les premiers bons swells de sud arrivent sur un littoral qui compte plus de 330 jours de vent offshore par an. Deux formules ce mois-ci, le stage intensif à Popoyo et le lodge tout inclus avec guide.
Le Costa Rica termine sa saison sèche sur la péninsule de Nicoya, avec une eau à 25 °C et plus et Santa Teresa, Playa Carmen et Playa Hermosa toujours accessibles à tous les niveaux : surf itinérant de Tamarindo à Santa Teresa ou côtes Caraïbes et Pacifique avec voiture.
Nusa Lembongan et Siargao : l'Asie en pleine saison
À Nusa Lembongan, au sud-est de Bali, la saison sèche d'avril à septembre donne des houles moyennes à grosses et un vent offshore qui creuse les vagues. Sept spots sur une petite île où tout se fait à pied en cinq à quinze minutes : Lacerations, No Man's et Razors pour les plus exposés à la houle, Tamarind et Playground en repli et pour débuter. L'eau est entre 27 et 30 °C, l'air entre 24 et 31 °C, et Bali n'est qu'à trente minutes de bateau rapide. Deux formules, le séjour solo avec cours et chambre privée et la découverte en couple avec activités annexes. À Siargao, mai clôt le pic de printemps, avec une eau à 29 ou 30 °C et des vacances surf en famille qui restent une des rares formules tropicales pensées pour les enfants.
Trois ponts en mai : partir quatre ou cinq jours sans y laisser ses congés
C'est la spécificité du mois, et elle est plus intéressante qu'il n'y paraît. Entre le 1er mai, le 8 mai et l'Ascension, mai offre trois occasions de partir sur un format court en posant un ou deux jours seulement. Cette contrainte de durée change complètement la liste des destinations pertinentes : sur quatre jours, un vol de dix heures vous coûte près de la moitié du séjour.
Quatre ou cinq jours : restez en Europe. Le Sud-Ouest est le choix le plus évident, accessible en train ou en voiture, sans surcoût planche et sans transfert. Les formules courtes comme les cinq heures de cours à Lacanau sont faites pour ça. La Vendée, Crozon et le Nord Cotentin entrent tous en saison et se rejoignent en une demi-journée depuis Paris.
Une semaine completèe par un pont : le Portugal ou le Maroc. Deux à trois heures de vol, un décalage horaire nul ou faible, et des conditions encore bonnes. C'est le meilleur compromis si vous voulez changer d'air sans sacrifier des jours de congés.
Dix jours en posant quatre jours autour de l'Ascension : le long-courrier. C'est le seul montage qui rend le Pérou, Nusa Lembongan ou l'Afrique du Sud raisonnables en mai. Les trois sont dans leur meilleure fenêtre, ce qui n'arrivera plus avant l'automne pour certains.
Un point de réservation à connaître : les ponts concentrent la demande sur des week-ends précis, connus un an à l'avance. Sur les hébergements du Sud-Ouest et de Vendée, ces trois week-ends partent bien avant ceux de juin, qui est pourtant un meilleur mois de conditions. Si vos dates sont souples, juin vous donnera plus de place pour moins cher.
Maroc, Canaries, Équateur : ce qui n'est plus au mieux en mai
Trois destinations d'hiver changent de statut en mai, et autant le savoir avant de réserver sur des souvenirs de février. Au Maroc, la saison hivernale s'est refermée en avril : on surfe toujours à Taghazout et l'air est excellent, mais la houle n'a plus la régularité de l'hiver et la baie d'Imsouane sort de sa meilleure période. Aux Canaries, les swells de nord se sont arrêtés en avril : Fuerteventura reste la plus consistante des îles et garde de quoi faire un stage correct, mais ce n'est plus le terrain de janvier. En Équateur, la fenêtre de décembre à avril se termine à Montañita.
Ces trois-là restent des destinations agréables en mai, avec moins de monde et un climat plus doux qu'en plein hiver. Simplement, si votre priorité est la qualité des vagues plutôt que la douceur, le Sud-Ouest en Europe, le Pérou ou l'Afrique du Sud en long-courrier sont de meilleurs choix ce mois-ci.