Surf en mars : les destinations en un coup d'œil
Dakhla (Maroc) : dernier mois de la saison, qui va de novembre à mars, eau rarement sous 17 °C, longues droites de Foum Labouir, Aarich et la Sarga, du débutant à l'expert.
Taghazout et Agadir (Maroc) : saison hivernale, houle atlantique régulière, eau rarement sous 16 °C (4/3 mm), point breaks et spots école, tous niveaux.
Imsouane (Maroc) : saison de novembre à avril, très longues droites dans la baie, la Cathédrale par gros swell, du débutant au confirmé.
Sidi Kaouki et Tafedna (Maroc) : l'hiver est la meilleure période, eau de 16 à 20 °C, air de 18 à 25 °C, beach break école et reefs rocheux, tous niveaux.
Fuerteventura, Lanzarote, Tenerife (Canaries) : swells de nord jusqu'en avril, eau à 19 °C (3/2 mm et chaussons), beach breaks et reefs volcaniques, tous niveaux.
Sri Lanka (côte ouest) : dernier mois de la saison sèche, de décembre à mars, eau chaude, peaks de Kabalana et baie abritée de Weligama, du débutant au confirmé.
Costa Rica : saison sèche, eau à 25 °C et plus, air au-delà de 28 °C, une vingtaine de spots sur la péninsule de Nicoya, tous niveaux.
Équateur (Montañita) : meilleurs swells de décembre à avril, eau jusqu'à 28 °C, beach breaks pour débuter et point break de La Punta pour les experts.
Sénégal : saison d'octobre à juin, eau de 21 à 23 °C, la vague de Ngor et des beach breaks au nord, tous niveaux, vol direct.
Antilles (Guadeloupe, Martinique) : eau chaude toute l'année, stages de cinq cours encadrés par un moniteur diplômé d'État, débutant à intermédiaire-confirmé.
Tarifa (Espagne) : l'hiver est la période la plus propice, eau de 15 à 17 °C (4/3 mm), beach breaks de Los Lances et d'El Palmar, tous niveaux.
Les meilleures destinations surf de mars, une par une
Dakhla : le dernier mois de la fenêtre
La saison de surf de Dakhla va de novembre à mars. À partir d'avril la péninsule bascule sur la saison du vent, celle du kite, du wing et du windsurf, et il faut remonter vers Agadir pour retrouver des vagues. Mars est donc la dernière occasion de l'année, et c'est aussi le moment où il y a le moins de monde, une fois les vacances scolaires passées.
À 2 000 km au sud d'Agadir, en plein Sahara, les longues droites déroulent sans personne dessus. La grande baie de Foum Labouir, à cinq kilomètres de la ville, est un spot tous niveaux où la vague peut dérouler sur plus d'une centaine de mètres, sur un fond de sable et de roches sans gros danger. La Sarga est l'autre très longue droite de la péninsule, Aarich complète le tableau, et l'eau descend rarement sous 17 °C. L'hébergement se fait en bungalow tout confort en pension complète face au spot, avec restaurant, piscine d'eau de mer et moniteurs diplômés, et de quoi occuper une journée sans houle : stand up paddle, catamaran, canoë, île du Dragon, fermes à huîtres. Les deux formules : la semaine en bungalow face à Foum Labouir et le séjour sur le spot de la Sarga.
Maroc : Taghazout, Imsouane et Sidi Kaouki
Autour de Taghazout, la houle atlantique reste régulière et Anchor Point, Croco, Devils Rocks, Panorama, Banana et Boilers fonctionnent selon la taille du swell, dans une eau qui descend rarement sous 16 °C, en 4/3 mm. À Imsouane, la saison hivernale court jusqu'en avril : la longue droite de la baie déroule encore, longboard conseillé, et la Cathédrale attend les confirmés quand ça grossit. Sidi Kaouki est toujours dans sa meilleure période, avec un air entre 18 et 25 °C, un beach break école face au village, puis le Marabout, la Bouteille, l'Oued et le Cap Sim pour monter en niveau. C'est le mois où un stage au Maroc coûte le moins cher en disponibilité comme en tranquillité : les camps sortent de trois semaines de vacances scolaires.
Les formules du mois : surf et yoga en surf house à Imsouane, stage en famille à Tamraght, sept jours sur mesure avec guide, séjour à Tafedna au sud d'Essaouira, surf, yoga et coaching vidéo à Tamraght, séjour solo à Taghazout, surf trip avec guide jusqu'à Tifnit, stage à Imsouane en pension complète et surf et détente à Sidi Kaouki.
Canaries : les swells de nord jusqu'en avril
Les Canaries reçoivent la houle d'hiver jusqu'en avril, avec une eau à 19 °C : une 3/2 mm intégrale suffit, et les chaussons sont fortement recommandés sur les reefs volcaniques. Quatre heures de vol direct depuis les grandes villes françaises, Genève et Bruxelles, sans décalage horaire. À Fuerteventura, le North Shore autour de Corralejo capte toutes les houles : Cotillo pour débuter, Flag Beach et Acid pour les intermédiaires, Bubble, Majanicho et la Derecha de los Alemanes pour les confirmés, Lobos pour les plus expérimentés. Quatre formules sont affichées, du stage d'initiation en appartement à Corralejo au stage en surf house, puis l'hôtel 4 étoiles avec cours et l'hôtel grand luxe 5 étoiles. À Lanzarote, Famara reste le beach break de tous les niveaux, accessible à pied. Tenerife garde une école tous niveaux à Las Americas et une eau à 20 °C.
Sri Lanka : la dernière fenêtre de la côte ouest
La côte ouest du Sri Lanka est en saison sèche de décembre à mars, et c'est de ce côté-ci de l'île que le surf est le meilleur. Dès avril, la houle passe sur la côte est, du côté d'Arugam Bay. Mars est donc le dernier mois pour Kabalana Beach, une très longue plage à plusieurs peaks accessibles à chacun, et pour Weligama, à cinq minutes en tuk-tuk, une plage de sable en eau peu profonde et protégée du vent, où l'on surfe toute la journée. Les spots sont faciles d'accès et sans danger particulier, l'eau est chaude : c'est un des meilleurs endroits de l'hiver pour apprendre. La formule clé en main : les vacances surf avec hébergement et matériel.
Costa Rica et Équateur : l'eau chaude qui continue
Sur la péninsule de Nicoya, la saison sèche se poursuit, avec une eau à 25 °C ou plus et un air au-delà de 28 °C. Santa Teresa, Playa Carmen et Playa Hermosa, plus les reefs et les embouchures de Mal Pais, offrent une vingtaine de spots pour débuter comme pour progresser, Montezuma complète la zone, et plus au nord Tamarindo, Playa Grande et Playa Negra restent accessibles à tous les niveaux : surf itinérant de Tamarindo à Santa Teresa, côtes Caraïbes et Pacifique avec voiture. En Équateur, Montañita reste dans sa fenêtre de décembre à avril, avec des vagues d'environ 1,50 m, glassy surtout le matin, qui montent jusqu'à 3 m par gros swell, et une eau jusqu'à 28 °C. Comptez 2 h 30 de taxi depuis Guayaquil.
Sénégal et Antilles : sans long-courrier ou sans passeport
Le Sénégal est en saison d'octobre à juin, à quelques heures de vol direct depuis Paris, avec une eau entre 21 et 23 °C : la vague de Ngor, Club Med, Secret, Vivier et Ouakam pour les confirmés, quelques beach breaks au nord pour débuter, et un guide qui enseigne depuis vingt ans avec du matériel aux normes européennes. Séjour avec guiding et équipement ou lodge sur le spot de Ngor. Aux Antilles, l'eau est chaude toute l'année et nos experts proposent des stages de cinq cours d'une heure trente avec moniteur diplômé d'État, sur la côte sud de la Guadeloupe autour de Sainte-Anne et du Helleux, et sur la presqu'île de Tartane en Martinique : stage en Guadeloupe, stage à Tartane avec logement.
Tarifa et l'Europe : la fin de l'hiver
À Tarifa, l'hiver reste la période la plus propice aux vagues : 12 à 16 °C dans l'air la journée, 15 à 17 °C dans l'eau, une 4/3 mm, et les beach breaks de Los Lances et d'El Palmar pour tous les niveaux dès que le vent se calme. Plus au nord, mars marque la sortie de l'hiver sans être encore le printemps : le Sud-Ouest et Guéthary redeviennent praticables pour des surfeurs équipés et autonomes, en 4/3 mm et chaussons, et au Portugal Baleal et Peniche comme Ericeira restent l'affaire des confirmés. Pour un premier stage, le Maroc et les Canaries restent nettement plus sûrs.
Début de mois en vacances, fin de mois sans personne
C'est ce qui rend mars particulier, et il faut le prendre au sérieux avant de choisir sa semaine. La dernière zone de vacances d'hiver part fin février et rentre dans les premiers jours de mars : sur cette semaine-là, la demande est encore celle de février, et les camps du Maroc et des Canaries sont pleins. Ensuite, plus aucun congé scolaire avant les vacances de printemps.
Si vous êtes contraint par le calendrier scolaire, votre semaine est celle du début du mois, et elle se réserve comme une semaine de février, c'est-à-dire tôt. Visez les formules famille : stage à Tamraght ou appartement à Corralejo.
Si vous ne l'êtes pas, prenez la deuxième quinzaine. C'est le meilleur moment de tout l'hiver pour progresser : mêmes conditions, moins de monde à l'eau, et des moniteurs qui ont du temps. C'est aussi la dernière occasion pour Dakhla et pour la côte ouest du Sri Lanka.
Si vous partez avec des accompagnants qui ne surfent pas, Essaouira et Sidi Kaouki pour la médina, Tenerife et Lanzarote pour les paysages, le Costa Rica pour la nature.
Ce qui se ferme fin mars, et ce qui n'ouvre qu'en avril
Mars est une charnière, et deux erreurs de calendrier reviennent souvent à cette période.
Ce qui se ferme : la saison de surf de Dakhla, qui laisse la place d'avril à octobre à la saison du vent, et la saison sèche de la côte ouest du Sri Lanka, la houle repassant ensuite sur la côte est. Ce sont les deux départs à caler maintenant si vous les avez en tête.
Ce qui n'ouvre qu'après : l'Asie du Sud-Est et l'Indonésie, dont la vraie saison commence en avril. À Nusa Lembongan, au sud-est de Bali, la saison des pluies court d'octobre à mars avec des houles petites à moyennes, et notre expert local conseille même d'éviter février et mars, le vent basculant de mer et gâchant les vagues ; la saison sèche commence en avril, avec des houles moyennes à grosses et un vent offshore qui creuse. À Siargao, aux Philippines, il pleut de novembre à mars et les meilleurs mois sont avril et mai, puis septembre et octobre. L'Afrique du Sud ouvre elle aussi sa meilleure période en avril, avec l'hiver austral. Dans les trois cas, mars est un mois de transition : si vos dates sont souples, décalez sur avril, la différence est nette.
En attendant, pour de l'eau chaude en mars, le Sri Lanka, le Costa Rica et l'Équateur sont les trois valeurs sûres. Au Nicaragua, mars ferme la saison des petites vagues, les bons swells de sud revenant en avril et mai. Au Pérou, février était le bon mois, mars l'est moins, le suivant étant mai.